Voyages (II)

 

 Polie, elle esquisse un signe de la tête aux voyageurs qui la dévisagent et reprennent aussitôt leur lecture. Un homme ôte son sac de la banquette. Elle s'assoit en remerciant. Un ange passe. Vague à l'âme général. C'est triste. Elle sourit. Il faudrait peu de choses pour changer l'attitude de ces gens, les animer, les faire exister.

 

 Une plaisanterie par exemple : cacher sous la banquette le sac de la dame partie aux toilettes, faire un pied de nez à l'employé sur le quai, se mettre à aboyer. Oui, c'est ça : se mettre à aboyer. Son cœur se serre : va-t-elle oser ? Elle manque de rire, mais l'appréhension est la plus forte. La gorge serrée, elle ne peut émettre un son. Fixant des yeux le journal déployé par la personne d'en face, armée de tout son courage, elle ouvre la bouche. Mais la porte s'ouvre et la vieille dame des toilettes regagne sa place. Tout est à refaire. Quelle idiote ! L'association des deux actions : entrée de la dame et aboiement du chien aurait été spectaculaire. Occasion perdue. Le monsieur d'à côté respire très fort et change la position de ses jambes. Une page est tournée.

 

 La jeune fille reprend une attitude nonchalante –en apparence- de ces attitudes sans histoires qui préparent les grands événements. Elle choisit de ne pas gonfler immodérément ses poumons. Sa décision est prise d'aboyer normalement, sans excès, sans rechercher le spectacle.

 

-         Wouh !

 

 Personne ne réagit vraiment. Un regard furtif sur ses jambes de l'homme d'à côté. La dame d'en face tourne en le chiffonnant son journal et le contrôleur passe dans le couloir.

 

-         Wouh ! Wouh !

 

Là tous les visages se lèvent. Certains étonnés, d'autres sans expression particulière. Femme de conviction, et qui n'aime pas qu'on lui résiste, Jenny insiste.

 

     -     Wouh ! Wouh ! Wooouououh ! Wouh! Wouh!

 

Des regards se croisent, complices. Un garçon près de la fenêtre, bouche ouverte de stupéfaction, ne retient pas un éclat de rire, et attend visiblement d'autres aboiements. L'homme d'à côté tousse et sourit en réponse à l'air entendu d'autres passagers. Un deuxième hausse les épaules. En face, la dame plie son journal, pose la main sur les genoux de la jeune fille et de sa voix la plus douce lui demande :

 

-         Vous êtes sans doute fatiguée mademoiselle, où descendez-vous ? On peut vous aider ou vous accompagner quelque part…

 

 Pour toute réponse, un aboiement :

 

-         Wouh !

 

Puis c'est un long jappement qui se fait entendre, qui résonne, se propage d'un bout à l'autre du wagon:

 

-         Wou ou ou ou ou ou ou ouh !

 

 Un homme en costume, mallette sur les genoux, un monsieur à l'esprit positif habitué aux décisions se lève et demande à la jeune fille si elle manque de quelque chose. Quant à lui, il dispose d'Aspro effervescent, il suffit de demander de l'eau au contrôleur et le tour est joué. Elle se tait et fait « non » de la main. Elle fixe le filet à bagages au-dessus de leurs têtes. Son visage est impassible. On se regarde, on croise les jambes. Quelqu'un soupire. Le garçon fixe, déçu, le visage de la jeune femme. Un journal est replié, sans conviction. Le train s'arrête. La jeune fille se déplace légèrement pour laisser passer le monsieur d'à côté qui lui dit deux fois « pardon » et trois fois « excusez-moi ». Poliment il s'efface devant la vieille dame qui descend aussi et, sur le quai, lui confie qu'il eut du mal à retenir un éclat de rire, que c'est la première fois qu'il assiste à un tel spectacle, et en plus présenté par une jeune personne d'apparence respectable. La vieille dame tend son ticket à l'employé. Elle ne dit mot et se perd dans la foule des voyageurs affairés. Le train s'ébranle. Sur le quai, des oreilles moins distraites perçoivent un aboiement, mais n'y prêtent nulle attention.

 

  Ils sont cinq, le premier arrivé en haut des marches lâche un gros crachat sur le sol du wagon, provoquant les jurons des autres, le dernier monte en marche et, se retenant d'une main à la barre d'appui, se penche à l'extérieur, jetant un regard de feu aux gens qui, sur le quai  attendent le prochain. Ses compagnons déjà entrés hument l'espace, le parcourent du regard, fixant tour à tour ses occupants. L'un dévisage une jeune femme jusqu'à ce qu'elle baisse les yeux et retourne à sa lecture, un autre s'approche d'un jeune homme qui téléphone, s'empare de l'appareil et susurre : « Coucou chéri, c'est nous ! ». Il pose le portable délicatement sur le sol, et, s'avançant vers un couple de personnes âgées qui ne parviennent pas à baisser les yeux, pétrifiés qu'ils sont par le spectacle, il leur adresse un geste obscène, pose le pied sur l'appareil et l'écrase. « Oh, pardon ! » lâche-t-il. Rires dans le groupe.

 Outrée, une femme se lève, prenant les voyageurs à témoin :

 

-         Pour qui vous prenez-vous ? Vous n'avez pas l'air exténués par une dure journée de travail. Eh bien, figurez-vous, ce n'est pas le cas des gens qui occupent ce train. Vous feriez mieux de regagner votre banlieue en nous fichant la paix ! 

 

Les rires se sont arrêtés, changés en ricanements. Quelques mots grossiers, des attitudes menaçantes, un doigt levé, puis plus rien, le chef (celui qui écrase les téléphones) marmonne quelques mots inaudibles et fait demi-tour, les autres le suivent en sifflotant. Ils franchissent la porte du compartiment. C'est alors que des voix s'élèvent pour dire qu'on vient d'assister à un triste spectacle. D'autres ne partagent pas cet avis :

 

-         Triste ? vous avez de ces mots, ces gens-là sont capables de tout. « Triste ! » Vous voulez dire accablant. Mais que font-ils en liberté ces individus ? Hein, je vous le demande ! 

-         Allons, calmez-vous, ils sont jeunes, et n'ont pas été aidés par la société…

-         Entièrement d'accord, tout ça c'est la faute de la société, point à la ligne !

 

D'autres encore ne disent rien, eux aussi vont regagner leur banlieue. Tout à l'heure, en bas de leur immeuble, dans la cage d'escalier, il leur faudra dire pardon, plusieurs fois, attendre que ces jeunes gens s'écartent, il leur faudra éviter un crachat, feindre de ne pas entendre les grossièretés qui leur seront adressées, ne pas ouvrir leur boîte aux lettres. Parvenus chez eux au cinquième étage au moyen d'un ascenseur de tous les dangers si toutefois il n'est pas en panne, il leur faudra supporter les cris, les tambourinades, les pétarades jusqu'à une heure avancée de la nuit.

 

 La jeune fille occupe seule la banquette maintenant, sauf près de la fenêtre où le garçon fait semblant de regarder le paysage. En face d'elle, il ne reste que l'homme à l'esprit positif. Il a ouvert la mallette, c'est un ordinateur. Il se met au travail, ses doigts parcourent le clavier avec une étonnante agilité.

 

Le nez en l'air, elle sait qu'ils sont là, à quelques pas, à l'entrée du wagon.

 

De loin ils ont repéré la jeune fille. Ils s'avancent. Le chef se tourne vers le garçon de la fenêtre :

 

- Eh toi ! Elle baise bien au moins ?

 

Le jeune homme est blême, il tremble de tout son corps et ne trouve rien de mieux que de répondre. Dans sa terreur, il dit « non », un non sans queue ni tête, un non imbécile qui n'a rien à voir avec la réalité, rien à voir avec ses propres sentiments. Le garçon n'existe plus, il n'est plus qu'un corps qui tremble. A l'humour du chef répondent de gros rires derrière lui. Les doigts de l'homme à l'esprit positif courent encore sur le clavier, un langage inédit apparaît à l'écran, jskdyufudfdjucnldszbdkdh, suivi d'un message d'erreur. On entend le discret cliquetis de l'ordinateur, poliment l'homme se glisse vers la fenêtre, laissant passer les membres de la bande. L'un d'eux se penche sur la jeune fille. D'un doigt, il lui soulève le menton, l'obligeant à lever les yeux sur lui. Elle se laisse faire, se redresse, le regarde.

 

 Il pose son autre main sur la cuisse de la jeune femme.

 

 C'est à ce moment précis que l'homme à l'esprit positif et le garçon, blêmes et collés tous deux contre la fenêtre entendent un rugissement si terrible que les vitres en tremblent. S'ensuit une clameur d'épouvante venant des profondeurs du wagon. Ils pivotent et ce qu'ils voient, qui pourrait le décrire ? Personne. Quelle caméra pourrait le filmer ? Aucune.

 

 Un dogue d'un autre âge, molosse aux dents de sabre, Cerbère à une tête dont l'énorme gueule est armée d'une rangée de couteaux s'est dressé sur la banquette et l'écrase de tout son poids. Des crocs acérés déchirent les tissus, le sang gicle, des lambeaux de chair humaine s'écrasent contre les vitres. Le signal d'alarme a dû être enclenché, le train s'arrête. Le monstre balance son énorme tête de gauche à droite, c'est un membre humain qu'il promène et quand il le lâche, le moignon, suivi d'une nuée de sombres gouttelettes, survolant les têtes effarées des voyageurs, va s'encastrer dans un filet à bagages, le bras n'a plus de main et de sa manche pendante coule un liquide sang. On tente de s'enfuir, l'un des comparses en reculant, pour ne pas quitter des yeux la bête, se prend le pied dans quelque chose et se fracasse le crâne contre le montant d'un accoudoir. Le molosse le renifle et sans presser le pas, poursuit son chemin vers les autres membres du groupe. Ils sont à sa merci. Le chien s'assoit, les dévisage un par un. Défigurés par la peur, ils sont figés, dos plaqués contre la porte du compartiment derrière laquelle se sont agglutinées des personnes, dont certaines en uniforme. La langue pendante, le museau rouge de sang, le monstre s'est immobilisé.

 

 Qu'attend-il ? Qu'ils baissent les yeux peut-être. Eux ne peuvent soutenir son regard, ils se détournent. Dans la voiture, personne ne bronche. Les femmes ont placé leurs enfants près des fenêtres, les ordinateurs se sont refermés, les téléphones portables ont regagné les poches ou sont tombés sur le sol. Une joue sanguinolente glisse lentement le long d'une vitre, puis s'immobilise et reste collée par effet de ventouse. Une femme, bras levés, bouche grande ouverte, muette d'effarement, comme pétrifiée, garde les yeux fixés sur le magazine posé sur ses genoux : un pied y repose, déchaussé, un pied tout seul sans cheville et sans jambe. De fins tuyaux s'accrochent ici ou là sur les supports qu'ils trouvent, comme des guirlandes, sur les têtes, dans les cheveux, longs organes que personne n'ose toucher, encore moins décrocher. On n'entend plus que la respiration de la bête, troublée seulement par le clapotis des gouttes qui suintent du bras sanguinolent, et qui viennent percuter la matière plastique de la banquette.

 

 Des sons étouffés proviennent de l'extérieur. Pas encore les forces de l'ordre. Nous sommes en pleine campagne, il leur faudra du temps. Ce sont les passagers d'autres voitures qui vont et viennent sur le talus, s'interrogent et commencent à maugréer, à se plaindre du manque total d'information dispensé par la Compagnie. De l'autre côté de la vitre séparant les compartiments, les personnes en uniforme restent de marbre malgré les sollicitations, les prières, les appels au secours des membres de la bande. D'où ils sont, les officiels voient distinctement le tête du molosse. Assis, il est grand comme un homme. Il se pourlèche les babines et semble avoir retrouvé son calme. Un contrôleur propose à ses collègues l'ouverture de la porte. Il connaît les chiens, surtout les grands, les dangereux, et saura s'en rendre maître. La réponse est non. Il vaut mieux attendre pour être sûr. La police est alertée. La brigade canine saura mater l'animal, il suffira d'une injection, bon d'accord, une forte dose et ils l'endormiront.

 

 A travers la vitre, les contrôleurs devinent le sens des appels qui leur sont lancés :

 

-         Mais ouvrez merde, pas seulement pour nous, mais pour tous les autres, il y a des femmes, des enfants, on ne va pas les laisser se faire dévorer ! 

 

 Pour la première fois dans leur vie, ces hommes invoquent le sort de femmes et d'enfants, certes pour sauver leur propre peau, mais quand même, ils invoquent. Et ce « on » , n'est-il pas troublant ce « on » ? Un « on » qui englobe bons et méchants, hommes de bien et malotrus, délinquants et forces d'ordre, escrocs et victimes, oui vraiment, ce « on » est troublant. La bête ne comprend rien à tout cela, mais elle a des qualités dont nous sommes dépourvus. Sans connaître aucune langue, elle les comprend toutes, car le sens des mots se confond bien souvent avec la façon dont ils sont dits. Elle perçoit les intonations, les modulations de la voix des hommes. Elle se remet sur ses quatre pattes, se retourne, les gens s'affolent, se serrent les uns contre les autres, certains essaient à nouveau d'ouvrir les fenêtres, tout en sachant, pour avoir maintes fois tenté l'opération, qu'elles sont bloquées.

 

 La truffe pointée en l'air, le molosse tergiverse. Il revient à sa position, face aux rescapés de la bande, adossés, plaqués à la cloison. Une main remonte lentement le long d'une jambe, parvenue à la hanche, un doigt, puis deux, puis la main tout entière se glisse dans une poche.  Haletante, la langue pendante, l'énorme tête pivote. Plus personne ne bouge. Le coude s'écarte imperceptiblement du corps, c'est un poing qui, lentement s'extirpe de la poche. Un grondement sourd des entrailles de la bête. La main s'ouvre dans un déclic, un éclat d'argent. Un rugissement, le monstre bondit, il va chercher la gorge, les portes branlent, des cris, un corps qui s'affaisse et qui glisse sur le sol. On tente de fuir, on escalade une banquette, peine perdue, les pieds sont happés, déchaussés, déchiquetés, les mollets taillés en pièces. Les voyageurs encore assis et serrés les uns contre les autres, maculés de sang, griffés, écrasés sous les pattes du géant, les voyageurs sont perdus, les enfants hurlent quand ils croisent les regards horrifiés de leurs parents. Mais ils sont vivants. La bête les ignore. Les uns après les autres, les jeunes gens de la bande sont rattrapés, égorgés, éventrés. Même les plus malins, ceux qui se cachent loin, au bout du compartiment entre des banquettes.

 

 Elle trottine dans le couloir, entre deux carnages le silence revient, on entend le son lourd de ses pas suivi du léger crissement des griffes sur le dallage synthétique. Elle s'arrête, hume, ce mélange d'odeurs de transpiration et de parfums ne l'arrête pas, elle poursuit sa course. Le dernier, le survivant de la bande est le plus jeune, le plus leste. On imagine une tête de brute, son visage est celui d'un enfant. Il est beau, ses traits sont paisibles, harmonieux. La transparence, la profondeur de son regard trahissent la vivacité de l'esprit, l'intelligence. En bande, un rictus le rend hideux, son regard devient féroce, ses traits se font sévères, et de l'intelligence il ne reste que la ruse. Pour se rendre à l'extrémité de la voiture, il a su éviter le couloir où il aurait été une cible trop facile pour la bête. Aussi a-t-il enjambé les banquettes, sautant de dossier en dossier pour aller se pelotonner entre les deux dernières, non sans provoquer la frayeur des occupants du bout du wagon, derniers remparts du fugitif. Quand celui-ci relève la tête, elle est là, posée sur son arrière-train. Il demande pardon. Assis sur le sol entre les genoux des passagers, il prend ceux-ci à témoin, il prie. Il sait maintenant qu'il n'a pas affaire à un animal. Ce qui lui restait de raison, il l'a perdu maintenant. Il se met à quatre pattes, implorant son bourreau. Les larmes coulent sur ses joues jusqu'à sa bouche entrouverte. Le molosse, formidable, se remet sur ses pattes, fait un pas. Les deux mâchoires s'écartent et se referment sur le crâne du garçon. Le corps est traîné jusqu'au couloir. Aucun son ne sortira plus jamais de sa bouche. Aucune insulte, aucune offense, aucune injure, aucun mot, aucune excuse, aucun regret. De bouche, de visage il n'y en a plus. Le monstre a pivoté, son poitrail s'est posé sur le corps inanimé du garçon. On entend des craquements. Le molosse dévore un adolescent qui allait sur ses quinze ans.

 

 Ils sont cinquante dans la voiture, hommes, femmes et enfants. Pas un seul ne sera venu au secours du garçon. Pas un n'aura même élevé la voix ou esquissé un geste pour calmer la bête et sauver une vie humaine. Mais la bête était calme, sa démarche inexorable, il n'y avait rien à faire, rien à dire, rien à esquisser. La preuve, c'est que même les personnes les plus chrétiennes, les plus charitables, celles qui suivant l'exemple de Jésus pardonnent aux agresseurs autant qu'aux victimes, celles qui ont chassé de leur vocabulaire ces vilains mots : délinquant, malotru, bandit, racaille, brigand, pour ne retenir que le côté attendrissant de la chose : « ce ne sont après tout que des gamins, laissons leur une chance », aujourd'hui, ces personnes n'ont laissé aucune chance à un gamin sans défense.

 

 Là-bas, près de la fenêtre, un jeune homme s'éveille, se frotte les yeux, allonge ses jambes et heurte du pied une peluche. Une boule de poils s'étire à son tour et se dresse sur ses petites pattes. Je la reconnais la petite bête, le chien terrier, le chihuahua de Jean-Bernard : Platon. Il l'avait nommé ainsi car c'était l'année des « P ». Un peu plus loin sur la même banquette, une jeune fille somnole, jolie… Face à lui un homme travaille sur son ordinateur. Tout est calme. Un coup d'œil sur le sol, les plafonds, les filets à bagages : tout n'est pas vraiment propre, il y a des rayures qui dessinent des mots incompréhensibles sur les vitres, des papiers et des canettes parterre, des sièges lacérés, rien que de tout à fait habituel, pour ne pas dire normal. Les passagers sont tranquilles, on en profite après ce tour d'horizon pour poser un œil sur la jeune fille et sa lecture. Elle somnole, un livre est fermé sur ses genoux. Le jeune homme n'y connaît rien, c'est un nom russe avec le mot crime écrit en dessous, crime et… impossible à lire, la main est posée dessus.

 

 Soudain, la porte qui sépare le compartiment du hall d'entrée s'ouvre. Le contrôleur apparaît. Un être impressionnant, casquette, uniforme, souliers à semelles de crêpe qui couinent à chaque pas. Il n'en faut pas plus à Platon. Courageusement de ses vingt centimètres de haut, il glapit à qui mieux mieux en direction de l'intrus … tout en reculant. Reprenant sa respiration, il se tourne vers son maître, cherchant un réconfort, ou plutôt lui disant :

 

-         Tu as vu, hein, comment je les reçois, moi, les importuns !

-         Bon, Platon, ça suffit maintenant ! Tu déranges tout le monde…

 

 

§

 

 

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2009-03-28 , consulté 37 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " nouvelles "

Retour aux articles